Développement de la ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles.

En octobre 2016, les Ministres Simonis et Madrane instauraient la gratuité de la ligne téléphonique pour les victimes de violences sexuelles (0800/98.100). Dans ce cadre, une convention pluriannuelle avait été signée avec l’asbl SOS Viol, partenaire désigné pour assurer ce service. 

Sur proposition de la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, et du Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, le Gouvernement a décidé   d’octroyer une subvention de fonctionnement de 60.000€ à l’asbl SOS Viol, conformément à la convention pluriannuelle, mais aussi d’y apporter un avenant afin d’ajuster le public cible de la ligne d’écoute, aux proches des victimes ainsi qu’aux professionnels.

« Cet avenant résulte de premiers constats d’amélioration proposés par les opérateurs de la ligne téléphonique, ligne qui semble par ailleurs rencontrer un certain succès », se réjouit Isabelle Simonis. 

Les premiers chiffres issus d’un bilan élaborés sur les deux premiers mois de fonctionnement font en effet état d’un total de 436 appels dont 70 % concernant des viols. En faisant une projection annuelle, si le nombre d’appels reste stable, SOS Viol recevrait 2.600 appels sur l’année. Soit, en comparaison avec les statistiques 2015 (1.400 appels), une augmentation de 1.200 appels en un an (+85 %).

« Le viol reste encore trop souvent un secret douloureux pour les victimes. C’est pourquoi il est important de renforcer les acteurs de terrain, pour leur permettre de mieux soutenir les victimes, les aider à se reconstruire, mais aussi les encourager à signaler ces violences pour en faire baisser le « chiffre noir » », rappelle Rachid Madrane.

Outre les décisions de modification de la convention, les Ministres prévoient de relancer une campagne de communication visant à faire connaître ce numéro d’appel gratuit afin de permettre à un maximum de victimes de sortir du silence, de trouver de l’écoute, des conseils mais aussi la force de porter plainte.