« Libérez-vous des idées reçues » 8 MARS - Journée internationale des femmes

« La danse, c’est pour les filles », « Les garçons ne jouent pas à la poupée », « C’est Papa qui bricole à la maison », « il y a des métiers d’homme et des métiers de femme » sont autant d’exemples de stéréotypes qui, véhiculés dès le plus jeune âge, limitent et censurent parfois nos choix.

Ces perceptions de notre environnement sont malheureusement encore bien présentes tout au long de notre vie ; à l’école, dans les relations amoureuses, le choix des études, les loisirs ou encore les carrières professionnelles et véhiculent inexorablement des inégalités entre hommes et femmes :

 

  • Environ 80% des tâches domestiques sont toujours effectuées par les femmes.
  • Les femmes consacrent en moyenne presque 13 heures par semaine aux soins des enfants et à l’éducation, contre 5 heures pour les hommes.
  • Les femmes occupent des postes dits « féminins » qui s’avèrent, par ailleurs, être les plus mal payés en Belgique, comme les métiers de coiffeuse, esthéticienne, aide-ménagère ou encore vendeuse, alors que les emplois les plus rémunérateurs, sont traditionnellement exercés par des hommes : directeur de société, cadre dans la vente, mathématicien, ingénieur, etc. 

 

À l’occasion du 8 mars – Journée Internationale des Femmes, la Ministre des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle Simonis, veut encourager les personnes à se « Libérer des idées reçues », véritables vecteurs d’inégalités entre hommes et femmes mais aussi combattre le sexisme persistant. Pour ce faire, une série de photos qui déconstruisent les principaux stéréotypes véhiculés tout au long de la vie ont été réalisées. « Les stéréotypes et préjugés, qui se transmettent souvent de génération en génération, contribuent à perpétuer les injustices sociales. Pour les déconstruire, il nous faut investir dans de nombreux champs d’actions et secteurs d’activités comme l’éducation, la famille, le milieu du travail ou politique, la société civile, mais aussi la langue et l’humour qui véhiculent parfois, de façon insidieuse, des préjugés sexistes », précise Isabelle Simonis.

 

Un appel à projets d’un montant de 250 000 euros destinés à lutter contre les ramifications du sexisme, notamment dans les domaines sportifs, la santé, les médias, la publicité mais aussi la vie sociale, va également renforcer cette campagne photos déclinée à l’occasion de la Journée internationale des Droits des femmes.

Découvrez la campagne ici

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Stéphanie Wilmet : 0479/44.25.36