Une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles

D’après une étude récente menée en Belgique sur 2000 femmes, 46% des sondées déclarent avoir été victimes de violences sexuelles graves au cours de leur vie et, dans 40 % des cas,  elles n’ont entrepris aucune démarche de signalement auprès des services de police ou d’accompagnement psycho-sociaux.

Afin d’encourager ces victimes à sortir du silence, la Ministre des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle SIMONIS, et le Ministre des Maisons de Justice, Rachid MADRANE, ont financé la création d’une ligne d’écoute gratuite et d’une campagne d’information qui en fera la promotion.  

« En 2016, le viol reste malheureusement toujours un sujet tabou. Il est dès lors essentiel d’encourager les femmes, principales victimes, à signaler davantage les violences qu’elles subissent pour faire baisser le « chiffre noir » des violences sexuelles mais aussi, aider les victimes à se reconstruire. A cet effet, les structures de « première ligne » qui disposent souvent d’une solide expérience de terrain, ont un rôle primordial à jouer », précise Isabelle SIMONIS.

Dès aujourd’hui,  un nouveau numéro vert gratuit et anonyme, le 0800 / 98 100, destiné aux victimes de violences sexuelles sera opérationnel dans toute la Belgique. La permanence de cette ligne sera assurée par l’asbl SOS Viol, déjà active sur cette thématique depuis de nombreuses années.

20.000 affiches ont par ailleurs été réalisées afin de faire connaître ce nouveau numéro vert. Celles-ci seront diffusées dans différents endroits comme des pharmacies, des salles d’attente médicales (médecin, gynécologue,…), des hôpitaux, des centres de planning familiaux,… mais aussi dans la presse féminine (Elle, Marie-Claire, Psychologies,..) afin de toucher le plus grand nombre.

« Nous savons qu’une des problématiques importantes à laquelle sont confrontés les professionnels du secteur réside dans le fait que beaucoup de victimes n’osent pas parler des violences qu’elles subissent pour diverses raisons; honte, peur des représailles, ou encore parce que la violence sexuelle a lieu au sein même du couple. C’est pourquoi nous désirons renforcer les acteurs de terrain afin de mieux soutenir les victimes mais aussi pour encourager celles-ci à signaler ces violences. L’asbl SOS viol travaillera en étroite collaboration avec les Services d’aide aux victimes situés dans les arrondissements judiciaires, en Wallonie et à Bruxelles. Cette collaboration permettra aux victimes, si elles le souhaitent d’être suivies près de leur domicile » souligne Rachid Madrane. 

 

 

Contacts presse : 

Pour le Cabinet d’Isabelle Simonis : Stéphanie Wilmet – 0479 44 25 36

Pour le Cabinet de Rachid Madrane : Vanessa Despiegelaere – 0476 76 37 30 / Aude Lavry – 0485 168 772

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