Une meilleure représentativité hommes-femmes dans les organes consultatifs de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Sur proposition de la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, le décret du 3 avril 2014 visant à promouvoir une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les organes consultatifs de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec pour objectif d’atteindre au moins un tiers de personnes de chaque sexe au sein de ces entités, vient d’être évalué pour la première fois par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

De manière générale, on constate une évolution favorable en matière de représentativitéhommes-femmes au sein de ces instances suite à l’entrée en vigueur du décret de 2014plus contraignant et explicite sur les modalités d’attribution de mandats et les demandes de dérogation. En effet, alors qu’ils n’étaient que 55% en 2012, c’est aujourd’hui 72% des organes consultatifs qui répondent aux exigences du décret.

Parmi les autres avancées engrangées, les fonctions de présidence sont à présent occupées à 38% par des femmes contre 31 % en 2012. 

A contrario, il semble qu’il y ait toujours un phénomène de relégation sexuée, dans le sens où les femmes occupent plus fréquemment les fonctions de second rôle comme les postes de vice-présidence, de secrétariat, ou encore ceux à voix consultative. Par ailleurs, dans la plupart des cas où les organes ne respectent pas le décret, la situation joue souvent en défaveur des femmes avec une variation assez élevée d’un secteur d’activités à l’autre. 

 « Malgré les améliorations observées, il reste des progrès à faire pour atteindre une meilleure représentativité hommes-femmes dans ces structures. Nous devons maintenir le cap, notamment là où les femmes sont en sous-représentation comme dans les fonctions de présidence et les secteurs d’emplois dits masculins », conclut la Ministre Simonis.